Le référencement naturel selon Véronique Duong

Référencement naturel par Véronique DUONG

Véronique Duong, pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parcours ?

Je m’appelle Véronique DUONG, je suis cheffe d’entreprise et directrice d’une agence search internationale à Paris, RANKWELL. Mais avant tout une jeune femme née à Paris, française avec des origines chinoises et cambodgiennes. Je suis passionnée par le marketing en ligne et plus particulièrement le SEO (référencement naturel) depuis près de 10 ans. 

J’ai en poche un diplôme de Maîtrise de Conception de Documentation Multilingue et Multimédia, et un diplôme de Master 2 Recherche en Ingénierie Linguistique/Traitement Automatique des Langues. 

Les langues me passionnent depuis mon plus jeune âge (depuis le collège !). Je maîtrise 6 langues (français, anglais, cantonais, mandarin, teochew, japonais), et je compte apprendre le coréen prochainement. 

Depuis 2010, je me spécialise en autodidacte sur le SEO à l’international et multilingue sur Google et Baidu (le moteur de recherche n°1 en Chine en 2019). J’ai commencé dans le domaine avec mon blog AUTOVEILLE, et j’ai été la première femme à devenir Présidente du SEO Camp (association des référenceurs en France et en francophonie), et je suis auteure de plusieurs ouvrages (3 publiés, et un 4e en préparation) sur le SEO Google et le SEO Baidu. 

Qu’est-ce qui différencie un moteur de recherche comme Google à Baidu ?

Google prend en compte la qualité des contenus sur un site, les liens externes pointant vers ce dernier, la propreté de la structure du site, le maillage interne, le crawl budget, etc. Baidu est plus orienté sur les aspects sociaux comme le nombre d’avis sur le site, le nombre d’abonnés sur Weibo (oui, cela joue, et c’est comme si demain le nombre de fans d’une page Facebook avait une incidence sur le classement d’une page sur Google). 

Après Baidu prend surtout la volumétrie des liens externes du site, et la qualité des contenus (le duplicate content est pénalisé !). 

En termes de balisage, toutes les balises type Open Graph, Twitter Card, Hreflang, micro data de schema.org etc. ne fonctionnent pas chez Baidu. De plus sur le moteur de recherche chinois, les icônes de “site officiel”, “site vérifié” avec les vCards sont à acheter (ce sont leurs “rich snippets”) pour les faire figurer au niveau des résultats de recherche. 

Il existe une multitude de différences entre les deux moteurs. Il faut les étudier de près pour comprendre que les façons de faire du SEO sont très différentes. Traduire littéralement des contenus européens pour les consommateurs chinois (voire asiatique) ne fonctionne pas pour Baidu aussi, et vice-versa. 

Comment expliquez-vous que le monde du référencement naturel soit majoritairement représenté par des hommes ? Et comment vous démarquez-vous par rapport à cela ?

Le domaine du référencement reste technique même si une bonne partie du métier demande des compétences en rédaction et en marketing. Les femmes se disent souvent qu’elles ne sont pas “capables” de comprendre les aspects techniques, de codes, de scripts, mais c’est totalement faux. C’est vrai que j’ai fait des études liées à la linguistique informatique. J’ai appris à coder en Perl, Shell, XML, XSLT, HTML, CSS, etc. et le jour où j’ai voulu me spécialiser en SEO, ce n’est certainement pas la masculinité du secteur qui m’a fait “peur”.

Souvent, on estime que les femmes sont plus attentives aux détails. Justement, le SEO, c’est du détail ! Il faut creuser, analyser afin de mener les bonnes stratégies de campagnes. Le fait que je parle plusieurs langues, que je suis à l’aise en rédaction, en production de contenu et en communication, font que je me démarque et que je me suis fait remarquer dans le monde du SEO et du webmarketing. 

Avez-vous des trucs et astuces pour être bien positionné dans les résultats de recherche ?

Tout d’abord, pensez à bien rédiger vos contenus pour vos lecteurs avec des mots-clés dans le texte (bien sûr). Ensuite, ne maillez pas vos liens brisés, car cela épuise des ressources très importantes des moteurs de recherche. Enfin, faites parler de votre site en recherchant d’autres sites externes qui veulent bien faire un lien vers le vôtre. 

Quelles sont les tendances en matière de webmarketing et de référencement naturel en 2018-2019 ?

Je dirais que sur tous les sites internet, il faut faire attention aux aspects suivants :

  • temps de chargement sur mobile 
  • le projet AMP de Google
  • la recherche vocale
  • les featured snippets
  • le référencement local
  • le contenu : articles textuels, visuels, vidéo marketing
  • travailler son SMO local voire international si on a des ambitions d’aller au delà des frontières
  • le netlinking qui reste un peu un incontournable

Pouvez-vous donner à la communauté SMFY, un tips pour réussir une veille efficace ?

Pour une veille vraiment efficace, je vous conseille vraiment de l’automatiser. Premièrement, utilisez un crawler paramétré avec des requêtes booléennes ou autre. Ensuite, triez les informations par domaine, sinon vous pourriez manquer des informations !

Comment voyez-vous l’avenir du référencement naturel, Véronique Duong  ?

Nous sommes actuellement en pleine (re)connaissance du métier par de nombreux acteurs : associations, entreprises, écoles, institutions, médias, organismes publiques. D’ailleurs, le Pôle Emploi m’a attribué le titre “Ambassadrice de la culture SEO” afin d’évangéliser le plus possible de métier envers les demandeurs d’emploi et la société. Je pense que son avenir est très porteur. On touche à la partie internationale où on centralise tout et étudie les algorithmes jour après jour. 

Merci Véronique d’avoir pris le temps de répondre à nos questions !

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