Stéphane Briot, le blogging dans la peau

Le blogging selon Stéphane Briot

Voici un nouvel interview « Behind The Scene Marseillais » et au soleil, s’il vous plaît ! Je suis allée à la rencontre de Stéphane Briot, le « papa » du blogging. Je le connais virtuellement parlant depuis mes débuts sur le web. Il m’a toujours fait rire pour son côté « Moi, je dis ce que je veux sans concession » alors j’avais hâte de le rencontrer !

Une petit discussion, donc, avec un blogueur professionnel qui n’a pas la langue dans sa poche et qui nous livre ici ses bons conseils pour démarrer sur le blogging !

A tout de suite dans la vidéo? Et j’attends vos commentaires et réactions !

Voici la retranscription de l’interview :

Julie Robveille : Salut Stéphane !

Nous sommes à Marseille, et j’ai sauté sur l’occasion pour t’interviewer sur le blogging. 

Est-ce que tu peux te présenter rapidement, nous expliquer ton parcours et ta vision du web aussi. Dans les interviews Behind The Scene, j’aime bien que les interviewé exposent leur propre vision du web. D’après ce que j’ai vu, chaque personne à une vision différente d’appréhender le web et j’aimerais que tu nous explique quelle est la tienne.

Stéphane Briot :

Alors j’ai 45 ans, je suis papa d’une petite fille de 8 ans. J’y tiens car ça fait partie des choses qui guident ma vie aujourd’hui. Je n’imaginais pas que d’être papa puisse avoir autant d’importance dans ma vie un jour. Je suis fier de ça.

Je suis blogueur, ce qui me laisse beaucoup de temps pour m’occuper de ma fille et je trouve que c’est sympa de pouvoir emmener ma fille le matin, de la récupérer le soir, de passer du temps avec elle. C’est un équilibre et je pense que pour la môme c’est pas plus mal (même si elle a un père un peu givré).

Je suis dans le blogging depuis 2009 avec des hauts et des bas. J’ai fait un infarctus, ma fille a une longue maladie… Du coup, j’ai décroché pendant un moment. Je suis revenu depuis, 6-8 mois. Je me suis réellement remis au boulot. Parce les 7-8 dernières années ont été un peu compliqué avec malgré tout, un bon passage avec le blog 4h18.com.

Quant à ma vision du blogging. Pour moi c’est un outil qui sert à relier les humains. Je l’ai toujours vu comme cela. Les premières fois que je me suis connecté au web, je trouvais complètement hallucinant d’être chez moi à Paris et de pouvoir envoyer des mails à des mecs qui se trouvaient à San Francisco, d’envoyer une carte postale à San Francisco pour obtenir un numéro de licence d’un petit logiciel qui m’a jamais servi. Mais c’était le simple fait d’envoyer un message à l’autre bout du monde, dans une ville que je ne connaissait pas…

Julie Robveille : Le web a permis de réduire les distances, de rendre tout accessible en deux clics.

Stéphane Briot :

Oui, c’est ça ! Et puis ce qui était intéressant, et ce qu’il est toujours d’ailleurs, c’est cette masse de savoir que l’on a à disposition. Cela m’a beaucoup plus et cela me plaît encore. Par contre, j’ai vu d’un très mauvais oeil, arriver le business sur le web, parce que il y a forcément toutes les dérives qui vont avec l’argent. Tout le monde a besoin d’argent, c’est pas la question, le problème n’est pas là.

Julie Robveille : Les blogueurs aussi (ont besoin d’argent)

Stéphane Briot : Oui bien sûr c’est pas la question. Blogueur pas blogueur, l’argent c’est la valeur étalon dans notre société. Mais le web a perdu quelque chose de romantique. Il y a une notion d’entraide et de partage qui a un peu disparu. Qui existe toujours si on trouve les bons filons, les bonnes personnes. On peut toujours trouver ça, mais ça c’est un peu perdu, c’est dommage. C’était pas mieux avant, c’était différent, les choses changent et évoluent, c’est comme ça. Je suis pas forcément nostalgique mais jamais bien ce web là.

Le web d’aujourd’hui permet d’autres choses. Il s’est structuré, il s’est professionnalisé. Aujourd’hui, on peut vivre du web, ce que l’on ne pouvait pas faire il y a 15-20 ans. Ce qui est une bonne chose en soi. Pour moi, ça reste un outil qui permet de rencontrer des gens de tous horizons, de pouvoir discuter et après, de faire du business.

Julie Robveille : Tu viens d’écrire un livre sur le blogging qui s’intitule “Bien utiliser son blog” aux Editions Eyrolles 

Stéphane Briot : Oui les éditions Eyrolles. Je tiens à le dire car c’est une grand éditeur reconnu et cela fait plaisir qu’un grand éditeur s’intéresse à toi.

Julie Robveille : Donc à qui se destine ton livre ? Car les blogs sont multiples. Ils peuvent être des blogs de passionnés, des blogs de consultants qui veulent se faire connaître, des blogs mode, etc. Donc, ton livre, à qui se destine t-il ?

Stéphane Briot : A tous le monde. A tout ceux qui veulent se faire connaître avec leur blog. J’ai pas voulu scinder le professionnel du passionné parce que on a tous une passion. Je sais que dans certaines sphères la passion, cela les fait rigoler. Quand tu crée un blog, cela représente une masse de travail énorme (créer du contenu, faire du référencement, créer du contenu pour les réseaux sociaux, etc.), alors si tu n’as pas cette passion. Si tu es juste guidé par l’argent ou l’envie d’être célèbre, tu n’iras nul part. Des blogueurs qui vont dans le mur, on en voit des dizaines tous les jours. Qu’est-ce qui fait qu’il y en a qui sorte du lot ? C’est qu’ils ont pris le temps de s’installer, de comprendre, de bosser. Cette espèce d’idée qui veut que tout va vite… Je suis pas d’accord…

Julie Robveille : Oui mais l’information va plus vite. On sait très bien que un blog qui met longtemps à charger par exemple, et bien les gens vont partir…

Stéphane Briot : Oui mais ça je trouve que c’est autre chose. C’est comme dans la vraie vie. Entreprise pour se faire connaître, si elle a de l’argent ça va aller vite. Sur internet, c’est le même principe, si tu as de l’argent ça va aller vite. Si tu en a pas, et bien ça va prendre plus de temps. Donc, si tu as de l’argent tu vas pouvoir faire de la pub. Ce sont les mêmes levier que dans le monde physique.

Et donc ce bouquin s’adresse à toutes les personnes qui veulent ouvrir un blog quelque soit le sujet. Même si tu as un blog de passionné. Il faut que tu saches à qui tu vas parler, comment tu vas parler, il faut que tu saches utiliser les réseaux sociaux, il faut que tu aie des bases de référencement naturel, comment écrire un article.

Julie Robveille : Est-ce que tu parles de vlogging (de blogging vidéo) dans ton livre ?

Stéphane Briot : Non, je n’en parle pas parce que je m’y suis peu intéressé. C’est une matière à part entière. Jean-Baptiste Viet, s’est penché sur le sujet et a écrit un très bon livre qui s’appelle Youtuber qui est dédié au vlogging.

Julie Robveille : Stéphane a fait une conférence ce matin et il y avait pas mal de e-commerçants qui se posaient des questions sur le blogging. Car on sait toi comme moi, que le blogging prend du temps et quand on est e-commerçants on a plein d’autres tâches à faire. Que conseillerais-tu à ces personnes ?

Stéphane Briot : La régularité. Alors là, je sais déjà qu’on va me poser la question “Combien d’articles il faut poster par semaine ? Là n’est pas la question. On s’en fout. La vraie question, c’est de trouver un rythme de publication sur lequel on se sent bien. Si c’est un article par semaine, c’est très bien. Tu tu te sens de publier quatre articles par semaine, c’est bien aussi. Le tout c’est d’être régulier. Point.

Après on va me dire “J’ai vu qu’il fallait publier des articles qui font 2000 mots. Et puis tu as des graphes qui viennent des Etats-Unis qui te disent ça. Mais on s’en fiche. Il y a des millions de sites qui se référencent super bien avec des articles qui font 500 mots.

Julie Robveille : Et tout cela démotivent aussi les blogueurs en herbe qui veulent se lancer dans le blogging…

SP : Oui, ceux qui vont faire des articles de 2000 mots, il faut être motivé… Et il y a ceux qui ont vu dans une formation en ligne sur le blogging qu’il fallait faire 10 articles de 2000. Et puis, il n’y a personne sur leur site. Mais c’est parce que leur site a seulement 2 mois et c’est normal qu’il n’y aie personne. C’est pas en 2 mois que ça va marcher. Tu n’as pas de lien entrant, personne ne te connais. Il te faudra attendre entre 6 mois et 1 an avant que ton site rank. Et encore, il va falloir que tu te positionne sur les expressions clés qui sont recherchées par les internautes.

Julie Robveille : Donc pour démarrer un blog et pour qu’il marche. Dirais-tu qu’il fasse avoir des connaissances de bases en SEO (search engine optimisation) pour plaire aux contraintes de Google ?

Stéphane Briot : Non, je crois qu’il faut juste savoir écrire. Le SEO est important mais quand tu commences, c’est pas la chose primordiale. A partir du moment que tu parles de ton sujet et que tu maîtrises un peu, tu utilises le vocable du domaine. Mais cela va prendre entre 6 et 12 mois avant de commencer à avoir entre 50 et 100 visiteurs qui vont venir de Google. Après, tu peux très bien avoir des accélérateurs comme faire du guest blogging sur des blogs un peu plus installés que toi. Tu peux aller chercher des liens entrants à droite et à gauche. Ce sont des choses qui vont permettre d’accélérer la machine.

Julie Robveille : Peux-être renommer les images avec tes mots clés ?  

Stéphane Briot : Oui tu peux. Mais seulement sur la partie texte, il n’y a pas besoin d’aller chercher midi à 14 heure au départ.

Julie Robveille : Justement sur la partie texte, Stéphane parlait ce matin de storytelling. C’est-à-dire, de raconter une histoire aux personnes pour que cela les intéresse. Et quelqu’un t’a dit “Oui mais moi, je n’ai pas envie de raconter ma vie”. Qu’est ce que tu pourrais leur dire ?

Stéphane Briot : Quand tu entreprends, tu le sais tout aussi bien que moi, on est notre entreprise du matin au soir. C’est ce qui nous fait tripper. Les gens ont envie de savoir qui on est. Pourquoi les grandes marques cherchent à se rapprocher de nous. On a besoin de se raccrocher à des histoires. Quand on est des entrepreneurs individuels, les gens ont envie de savoir qui tu es. Les gens vont s’identifier, et te donner leur confiance. On a envie de savoir ce que tu as mis de toi dans tes produits et tes services. Le marketing c’est ton image. Sur internet, il y a des très bons vendeurs mais ce ne sont pas des marketeurs. Leurs images de marques est nulle, leur contenu est nul, les formations, n’en parlons pas… mais ce sont des très bons vendeurs. Point.

Julie Robveille : Pas mal de personnes qui vont suivre cette vidéo, souhaite se lancer sur le blogging et vivre de leur blog. Alors pour leur donner un exemple concret, quel est ton business model ?

Stéphane Briot : Moi je vends mes compétences. On peut pas vivre de son blog. Si quelqu’un te dit le contraire, c’est un gros bullshit. On vous ment. Tu vis pas de ton blog. Tu vis des prestations que tu vends. Des formations en ligne. Je bosse avec des instituts de formation, je travaille en tant que consultant pour des entreprises dans la région de Marseille et quelques unes sur Paris. Je donne des conférences.

Mon blog me permet d’être identifié comme influenceur. Et par le biais de rencontres, de salons j’ai des opportunités.  Je travaille sur une formation que je vais vendre en ligne, je fais des formations en présentiel.

Julie Robveille : Tu utilises ton blog pour attirer les gens à toi. C’est ce qu’on appelle le inbound marketing ?

Stéphane Briot : Oui tout à fait. C’est de la pub ou du moins une sorte de publicité parce que c’est fait plus finement. L’idée c’est de pouvoir démontrer un savoir faire. De donner une opinion sur mon secteur d’activité : marketing, référencement, entreprenariat. Je pars du principe que tu peux pas devenir influenceur si tu n’as pas une opinion à relayer. Sinon, tu es juste un curateur, pas un influenceur. L’influenceur est par définition un leader d’opinion. Dans leader d’opinion, il y a leader et il y a opinion. Donc si tu n’as pas d’opinion, tu ne peux pas être un leader d’opinion. Donc il faut oser avoir des opinions, les porter sur la place publique et les défendre. C’est ça qui est intéressant et qui crée le débat. Et nourrir ta propre réflexion.

Julie Robveille : Ton blog est ta carte d’identité. Par exemple, quand je t’ai proposé cette interview, je savais à qui j’avais à faire. Et tes clients quand ils t’appellent c’est pareil, ils savent déjà qu’ils veulent travailler avec toi.

Stéphane Briot : Oui, il ne faut pas avoir peur de défendre une opinion. On sait que ça va pas plaire à tout le monde. Et si on défend pas ces opinions, on va se retrouver comme dans le salariat à essayer de plaire à tout le monde et à pas faire de vague.

Julie Robveille : Donc c’est pas mal de boulot… Qu’est-ce que tu pourrais dire aux personnes qui vont suivre cette vidéo, même si pour toi, il n’y a pas de recette du succés, comment ils peuvent se lancer dans le blogging ?

Stéphane Briot : La recette du succès n’existe pas. Il y a autant de façons de réussir qu’il y a d’êtres humains sur la planète. Et si il y a une chose qui réunit ceux qui ont vraiment réussi (Elon Musk, Steve Jobs,…). Ils ont travaillé les mecs ! Point. Quand tu bosses, que tu te décarcasse, il y a moyen de ça marche. Parce quand tu regardes tout ceux qui ont réussi, ils te disent tous qu’ils ont bosser. C’est tout.

Julie Robveille : Pour finir l’interview, est-ce que tu pourrais faire un pitch sur ton livre. Qu’est-ce qu’ils vont trouvé de génial dans ton livre « Bien utiliser son blog » ?

Stéphane Briot : Tout ! Il est génial ! Rien que le titre résume le truc : Bien utiliser son blog ! Vous allez vous rendre compte que le blogging c’est beaucoup de bon sens et il n’y a pas de recette magique. Dans mon livre, c’est ce que j’ai toujours utiliser et ça marche. Je ne gagne pas un million d’euros par an mais ça marche ! Je suis contacté par des marques, on vient me voir pour faire des interviews, je m’éclate, je prends mon pied. Voilà ! Et c’est ce que vous allez trouver dans mon bouquin qui est juste un condensé de bon sens. Ni plus, ni moins. Et le bon sens ça fait des miracles. Et si vous voulez une recette magique : le bon sens !

Julie Robveille : Joli mot de la fin ! Merci Stéphane Briot d’avoir participé à cet interview Behind The Scene.

J’espère que vous avez apprécié cet interview et tous les bons conseils de Stéphane Briot. Et je vous dis à très bientôt pour un prochain interview Behind The Scene. Et n’oubliez pas de vous abonner à ma chaîne Youtube. A bientôt ! Bye Bye !  

Retrouvez le blog de Stéphane Briot  

Pour rappel, voici les livres cités dans cet article :

Bien utiliser son blog de Stéphane Briot aux Editions Eyrolles

Youtuber de Jean-Baptiste Viet aux Editions Eyrolles

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