Growth hacking, buzz word ou marketing efficace ?

Réflexion sur le growthhaking. Growth Hacking, est-ce simplement un marketing efficace ou un réel buzzword ?

Le Growth hacking est-il juste un buzz word ? Ce terme à la mode est un peu un concept… hum… marketing ! Mettre l’accent sur la croissance n’est pas une mauvaise chose, faire preuve de créativité et d’ingéniosité pour attirer l’attention et construire une base d’utilisateurs non plus. Mais en cela, il n’y a rien de vraiment nouveau.

Un marketing efficace a toujours été du growth hacking

La nouvelle génération de growth hackers veut nous faire croire qu’elle révolutionne le marketing alors quand fait, tout ce qu’elle fait, est juste un marketing efficace que tout le monde devrait être en mesure de faire.

Les soi-disant growth hackers, « pirates de la croissance » en français (moins catchy qu’en anglais, n’est-ce pas ?) font valoir qu’ils scrutent le produit ou les fonctionnalités d’un service pour trouver un axe de croissance réel, mais ce n’est en fait qu’une autre forme de distribution née avec l’émergence des réseaux sociaux et de la participation sociale.

Ce terme a vu le jour dans la Silicon Valley où les startups high tech poussent comme des champignons. C’est un lieu où la nécessité d’une croissance exponentielle est vitale sous peine de disparition.

Dans le monde actuel, les marketeurs doivent être technolophiles, savoir jongler avec les outils online, être créatifs et un peu coders.

Les exemples de Dropbox ou de AirBnB montrent qu’ils ont réussi à détourner les communautés d’autres sociétés ou de concurrents pour faire décoller leur propre croissance. Mais à côté de ces exemples de success stories que le growth hacking nous sert, il existe des milliers de société et de marketeurs qui tentent de surfer sur la vague, quite à frôler la frontière de la légalité.

Dropbox et AirBnB ont réussi car ils ont su transformer la croissance exponentielle de leur début en croissance durable. C’est donc un marketing efficace. La seule façon de l’obtenir est de trouver le moyen de construire un public, de transformer une partie de ce public à devenir des utilisateurs, des défenseurs et des clients fidèles.

Pour ce faire, il faut réussir à créer une campagne de communication auprès du plus grand nombre de personnes pour le moins cher possible. Il faut susciter la confiance, gagner en crédibilité, proposer une expérience produit incroyable et faire en sorte que les utilisateurs parlent de vous et de vos produits.

Le growth hacking : marketing des startups

Toutefois le terme de growth hacking a été créé pour différencier le marketing des grandes sociétés du marketing des startups. Ces derniers sont différents à bien des niveaux.

Les spécificités des startups

Les startups sont des organisations qui vivent dans des environnements extrêmement incertains. Lors d’une mise en service, elles ne savent pas qui est leur clientèle de base et pourquoi elle achète le produit (ou si elle va l’acheter un jour). Les startups ne savent pas non plus quels sont les canaux de distribution qui fonctionneront le mieux.

Elles ont en outre un besoin absolu de croître rapidement sous peine de disparaître et peu de moyen pour le faire. C’est pourquoi, les marketeurs au sein des startups différencient leur rôle par rapport aux marketeurs des grandes sociétés sous le terme growth hackers. Ils doivent être créatifs, connaître la technologie et être sans arrêt plongés dans les statistiques et les métrics.

En outre, le piratage de la croissance n’est pas une pratique nouvelle, juste une nouvelle branche du marketing. Toute personne qui a compris le jeu des algorithmes de Google (SEO) a mis à profit sa créativité et son sens de l’analyse pour faire croître rapidement leur entreprise. Amazon est réputée pour utiliser les tests A / B depuis ses débuts. LinkedIn, quand à lui, a créé un ingénieux système d’importation d’e-mails où les utilisateurs sont invités à laisser LinkedIn importer leurs contacts e-mail et envoyer une note les invitant à utiliser le service. Est-ce que ce sont des growth hackers pour autant ?

Entre un marketeur et un growth hacker, les outils sont les mêmes. Ils vont tous les deux utiliser :

  • Les acquisitions virales: S’appuyant sur les caractéristiques des produits intégrés pour encourager les utilisateurs existants de partager votre produit avec les nouveaux utilisateurs.
  • Les acquisition payées: Il existe plusieurs types. Pour n’en nommer que quelques-uns, le marketing des moteurs de recherche, aka Google AdWords; les publicités Facebook, les pubs radio, TV et enfin, le marketing d’affiliation.
  • Les centres d’appels / équipes de vente : récemment, une nouvelle tendance se dessine: s’appuyant sur le travail externalisé à faible coût pour aider à soutenir les efforts d’un démarrage. Ces travailleurs peuvent remplir des missions à faible valeur ajoutées massivement comme des envoies d’e-mail ou créer des centaines de pages SEO-friendly.
  • Le marketing de contenu (content marketing) : créer un blog et fournir des articles de blogs à forte valeur ajoutée, proposer des infographies ou encore des vidéos virales pour accroître la notoriété et le trafic du site et ainsi transformer ces visiteurs en utilisateurs.
  • L’E-mail marketing: qui permet d’engager ou inciter les clients actuels à dépenser plus d’argent.
  • L’optimisation pour les moteurs de recherche (SEO): faire remonter l’URL de votre société dans les premiers résultats des moteurs de recherche.
  • Les essais et analyses A / B: ceci n’est pas une méthode d’acquisition, mais il ne fait aucun doute que l’analyse de données et les A / B testings permettent d’améliorer le taux d’acquisition et de conversion sur un site internet.

Mais le plus important dans tout ça est de mesurer chaque actions précisément pour identifier ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Évidemment, il faut stopper ce qui ne marche pas et améliorer ce qui marche déjà.

Un marketing efficace, ou peu importe comment vous l’appelez, ce n’est pas une simple tactique. C’est un processus qui vit et qui meurt par la capacité du marketeur à tester, à mesurer et à s’adapter. Le succès arrivant de quelque autre manière est, la plupart du temps le fruit d’un accident.

 

2 Commentaires pour “Growth hacking, buzz word ou marketing efficace ?

  1. Je crois que ce qui est important dans « Growth Hacking », c’est le mot « hack ». C’est lui qui vient différencier réellement du marketing classique ou du webmarketing.
    Pouvoir trouver des solutions, plus ou moins techniques, dans le but d’acquérir rapidement du trafic et des ventes. Dans un service marketing on a généralement du budget (plus ou moins, j’en conviens), alors que dans une startup, bien généralement, pas. 🙂

  2. Merci pour cet article. Le growth hacking est il selon vous spécifique aux services 100% SW ou e-commerce ? Avez vous des exemples de réussite de cette strategie dans l’IoT ?

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